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Histoire et Actualité

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Guerre de Sécession : 150e anniversaire de la prise de Fort Sumter

Posté le | 10 avril 2011

La bataille de Fort Sumter est considérée comme la 1ère bataille de la Guerre de Sécession. Le 26 décembre 1860, à la suite de la sécession de la Caroline de Sud, la garnison de Charleston s’y était regroupée. Fort Sumter se trouve en effet dans la baie de Charleston, l’un des principaux ports de la Caroline du Sud.

Bombardement de Fort Sumter, baie de Charleston (1861)

Bombardement de Fort Sumter, baie de Charleston (1861), Library of Congress Prints and Photographs Division Washington, D.C - Publié par Currier & Ives

Même si Fort Sumter est assiégé pendant l’hiver 1861, empêchant son ravitaillement par mer, la bataille de Fort Sumter ne commence que le 12 avril 1861, par un énorme bombardement, 36 heures durant, aboutissant à la reddition des forces de l’Union.

C’est le 13 avril 1861, que le Major Robert Anderson, commandant de Fort Sumter, ainsi que sa garnison, acceptèrent leur reddition, effective le lendemain.

Fort Sumter

La construction de Fort Sumter a débuté en 1829. Le fort fait partie d’une série de fortifications décidées à la fin de la guerre de 1812 contre l’Empire Britannique.

Fort Sumter est construit sur un îlot de granite artificiel, édifié sur un banc de sable à l’entrée de la baie de Charleston. Le fort comporte 5 façades de briques, longues de 52 à 58 mètres. Les murs, s’élevant à 15m au dessus de la mer, étaient épais de 1,5m. Fort Sumter devait être servi par 650 hommes et 135 canons disposés sur trois étages.

En 1860, la construction du fort n’était pas encore achevée. Le fort était cependant idéalement placé pour une garnison retranchée. Fort Sumter permettait de contrôler la baie de Charleston, et, contrairement aux autres forts de la baie, situés sur les côtes, pouvait tirer dans toutes les directions. En effet, Fort Moultrie, où la garnison était d’abord stationnée, n’avait été conçu que pour se défendre contre une attaque maritime, et non contre une attaque terrestre, venant de la ville de Charleston.

La bataille

Au 12 avril, le Major Robert Anderson, tenait donc Fort Sumter, avec seulement 85 hommes, soit les compagnies E et H du 1er régiment d’artillerie.

60 canons, sur 135, étaient disponibles, mais il n’y avait pas assez d’hommes pour les servir tous. En fait, seuls 21 canons ont été utilisés. Il s’agit de ceux situés au 1er étage du fort. Le Major Anderson a pris délibérément la décision de ne pas utiliser les meilleurs cannons, situés sur la partie haute du fort, car ils étaient aussi les plus exposés au feu ennemi. Dans un contexte de défense maritime, la conception du fort était correcte, car les navires de l’époque n’étaient ne pouvaient pas atteindre le haut des murs du fort. Mais le feu provenait de batteries côtières, qui elles le pouvaient.

L’espoir de la garnison se trouve dans la flotte de secours envoyée pour ravitailler le fort. Celle-ci devait arriver dans les prochains jours.

Carte de la baie de Charleston, en 1861, présentant l’attaque de Fort Sumter.

Carte de la baie de Charleston, en 1861, présentant l’attaque de Fort Sumter. - Carte de Hal Jespersen

Coté confédéré, le Général Pierre Gustave Toutant Beauregard commandait les troupes de défense de Charleston. Il avait à sa disposition environ 500 hommes, et 43 canons et mortiers, répartis sur 4 emplacements : Fort Moultrie, Fort Johnson, une batterie mobile, et Cummings Point.

Le 12 avril, à 3h20 du matin, après avoir exigé une dernière fois la reddition du fort, le Général Beauregard informe le Major Anderson que l’attaque de Fort Sumter commencera dans une heure. A 4h30, le premier coup de canon, tiré depuis Fort Johnson, donne le signal du début de la bataille. Le bombardement par l’artillerie confédérée ne cessera que 34 heures plus tard.

Simultanément, la flotte de secours fait son apparition au matin du 12 avril. Elle ne put cependant approcher de la baie, d’abord repoussée par les batteries côtières confédérées, puis en raison les conditions climatiques.

Au matin du 13 avril, les bâtiments en bois, situés à l’intérieur du fort, sont en feu. 300 barils de poudre doivent être évacués du magasin en flammes. Une partie doit être jetée à la mer. En fin d’après-midi, à bout de munitions et de vivres, le Major Anderson doit accepter l’évacuation du fort, avec les honneurs de la guerre. On ne déplore, des deux cotés, aucun mort.

Il obtient de pouvoir saluer le drapeau de 100 coups de canons. Le salut commence le 14 avril, à 2h de l’après-midi. Il sera réduit à 50 coups après le décès d’un soldat, à la suite de l’explosion de son canon. Ce sera le 1er mort de la guerre.

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