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Histoire et Actualité

Un blog sur l'Histoire et son actualité

230e anniversaire de la bataille des Saintes

Posté le | 8 avril 2012

Le Comte De Grasse remettant son épée à l'Amiral Rodney, en signe de reddition.

Le Comte De Grasse remettant son épée à l'Amiral Rodney, en signe de reddition. Source : Bibliothèque du Congrès.

En 1781, l’intervention de l’Amiral Comte de Grasse dans le siège de Yorktown, lors de la bataille de la baie de Chesapeake, avait été décisive.

De retour dans les Antilles début 1782, l’escadre française de De Grasse avait d’abord conquis l’île de Saint-Christophe. L’objectif suivant était l’invasion de la Jamaïque, colonie britannique. Une escadre espagnole devait se joindre aux français.

Ainsi, le 7 avril 1782, De Grasse quitte la Martinique avec 35 vaisseaux de ligne et une centaine de transports. Il est cependant poursuivi par l’amiral britannique Rodney, qui commande 36 navires.

Le 9 avril 1782, après un bref engagement avec Rodney, De Grasse détourne le convoi vers la Guadeloupe, escorté de deux navires, et se prépare à l’affronter.

Le 12 avril 1782, au large des Saintes, une groupe d’îles situées entre la Guadeloupe et la Dominique, se déroule la bataille des Saintes : Le comte de Grasse et 5 navires sont capturés.

Les forces en présence

L’amiral britannique, Sir George Brydges Rodney est à la tête de 36 navires, répartis en 3 groupes :

  • L’avant-garde de 12 vaisseaux, commandée par Sir Samuel Hood, sur l’HMS Barfleur.
  • Le centre, composé de 13 navires, sous le commandement du Rodney, à bord du HMS Formidable.
  • L’arrière-garde de 11 vaisseaux, commandée par Francis Samuel Drake sur l’HMS Princessa.

Les français ont séparé leur flotte en 3 escadres :

  • L’escadre blanche et bleue, dotée de 11 navires, est commandée par Charles de Coriolis d’Espinouse,  à bord de Duc de Bourgogne.
  • L’escadre blanche, forte de 10 navires est commandée par De Grasse sur le Ville De Paris.
  • L’escadre bleue, également dotée de 10 vaisseaux, est sous les ordres de Louis Antoine de Bougainville, qui est à bord de l’Auguste.

La bataille

La bataille s’engage après 8h du matin. Les deux flottes forment une ligne de bataille. Les anglais remontent vers le nord, tandis que les français vont vers le sud. Les navires français avancent entre la côte ouest de la Dominique et la flotte britannique.

La bataille des Saintes

La bataille des Saintes : Le vaisseau amiral français Ville de Paris (drapeaux blancs) au combat contre le HMS Barfleur. Toile de Thomas Whitcombe, 1783.

Les deux lignes se croisent à distance de tir, et le combat s’engage.

Soudain, vers 9h20, le vent tourne, et désorganise la ligne de bataille française. Profitant de l’espace laissé entre les navires, les amiraux Rodney et Hood rompent la ligne anglaise et vont couper la ligne française.

Les vaisseaux français sont séparés en 3 ou 4 groupes. La position des anglais leur permet de faire feu à bâbord comme à tribord, tandis que les français ne sont pas correctement placés pour riposter efficacement.

Le Ville de Paris se retrouve pris en tenailles entre l’escadre de Hood, qui l’a séparé de Bougainville (avant-garde), et l’escadre de Rodney, qui le sépare de Vaudreuil (arrière-garde),  lui-même enveloppé par l’escadre de Drake.

Le combat se poursuit durant la journée, et les français n’arrivent pas à reformer leur ligne de bataille. Alors que la plupart des navires français parviennent à s’échapper, le Ville de Paris, avec ses 104 canons, est toujours isolé. A bout de munitions, il est contraint d’amener son pavillon. Au total, 5 navires français  se rendent. L’un d’eux, le César, explosera dans la soirée.

C’est la première grande bataille navale pendant laquelle la tactique consistant à couper la ligne de bataille ennemie a été utilisée. Cependant, personne ne sait si cette tactique a été volontaire ou bien la conséquence du changement du sens du vent.

Conséquences

Cette bataille n’eut aucune conséquence sur l’indépendance américaine. Cependant, l’amiral De Grasse capturé, l’invasion de la Jamaïque n’eut jamais lieue. Il ne fut libéré qu’à la signature de la paix.

Lors de leur convoyage vers le Royaume-Uni, le Ville de Paris et le Glorieux furent pris dans une violente tempête et coulèrent, corps et bien.

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