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Histoire et Actualité

Un blog sur l'Histoire et son actualité

140e anniversaire de la commune de Paris

Posté le | 19 mars 2011

Après la proclamation de la IIIe république et la signature d’un armistice avec l’armée prussienne, des élections ont lieu afin de former une Assemblée nationale. De ces élections, qui se déroulent le 8 février 1871, sort une assemblée fortement conservatrice, et favorable à la paix. Réunie à Bordeaux, elle permet de former enfin, le 19 février 1871, un premier gouvernement, sous la direction d’Adolphe Thiers.

Le 1er mars, les troupes prussiennes défilent à Paris. L’exaspération de la capitale est à son comble. Les parisiens, armés au sein de la garde nationale, forte de près de 200 000 hommes, ont mis à l’abri plus de 200 canons, à Montmartre et Belleville.

Une barricade près de Charonne, le 18 mars 1871

Une barricade près de Charonne, le 18 mars 1871 (photographie de la Bibliothèque historique de la ville de Paris)

Le 3 mars, la Garde passe sous le contrôle d’un Comité central élu. Le 15, elle se constitue en Fédération républicaine. Parallèlement, l’Assemblée nationale, considérée par les parisiens comme « royaliste » et « rurale », adopte plusieurs mesures vexatoires : La solde de la garde nationale est supprimée, le moratoire sur le remboursement des effets de commerce et des loyers est supprimé, et enfin, l’Assemblée se transfère à Versailles, et non à Paris.

Thiers décide alors de désarmer la Garde nationale, en lui retirant notamment ses canons. Ces canons, financés par la souscription des parisiens pour la défense de la ville, sont toujours entreposés à Montmartre et Belleville, et ne sont pas gardés. Le 18 mars 1871, pendant la nuit, la troupe est donc envoyée afin de récupérer les canons. Elle en prend bien possession, mais il manque les chevaux pour les transporter.

Exécution des généraux Clément-Thomas et Lecomte à Paris, 18 mars 1871

Exécution des généraux Clément-Thomas et Lecomte à Paris, 18 mars 1871

La foule commence à s’assembler, ainsi que des gardes nationaux ; une partie de la troupe se débande, et fraternise avec la population. On arrête le général Lecomte, qui commande l’une des brigades, et le général Clément-Thomas, qui circule en civil. Ils seront exécutés à 17 heures. L’émeute se propage et gagne rapidement plusieurs quartiers de Paris.

Devant l’ampleur de la révolte, Adolphe Thiers préfère évacuer la capitale, et s’installe, avec le gouvernement, à Versailles.

A la fin de cette journée du 18 mars 1871, l’hôtel de ville est pris par la garde nationale, et le Comité central s’y installe.


Exposition « La Commune – 1871, Paris capitale… par mairiedeparis

La commémoration du 140e anniversaire

A l’occasion du 140e anniversaire, de nombreux évènements sont organisés, par l’Hôtel de ville de Paris, les mairies des XIe, XIIe et XIVe arrondissements et le Petit Palais.

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